Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 12:43

4 septembre 2008

Discours de Jean-Noël Guérini, prononcé hier soir à Allauch devant plusieurs centaines de militants socialistes des Bouches-du-Rhône, à l’occasion de l’Assemblée générale de “La ligne claire“.

“Chers camarades,

C´est avec plaisir que je vous retrouve ce soir, dans une salle où résonnent encore les échos de moments forts de notre histoire collective.

Ici, à Allauch, vibre encore l´enthousiasme qui nous a conduit vers de bien belles victoires.
C´est pour cela que je ne doutais que vous seriez nombreux, mais votre mobilisation prouve que nous nous approchons de rendez-vous déterminants.

Pourquoi le cacherai-je ? C´est avec gravité que je m´adresse à vous. Avec gravité, avec solennité, mais aussi avec fermeté et avec détermination..

Car cette assemblée générale de « La ligne Claire » n´est pas une rencontre formelle, un simple meeting de rentrée que nous imposerait la routine du calendrier d´avant congrès.

Dans dix semaines, nous serons, je l´espère, je le crois, rassemblés pour le congrès de Reims.

Oui, je le dis : nous serons rassemblés parce que « la ligne claire » que nous défendons, que nous avons forgée et que nous renforçons, nous pourrons la porter sur les fonts baptismaux d´une majorité solide, homogène et dynamique.

Ne croyez pas, mes chers camarades, que je me berce d´illusions. Plus que jamais, je suis sur cette ligne claire, une ligne juste, la ligne de la franchise et de la clarté, de la rigueur et du courage, la ligne de l´audace et de l´imagination. C´est elle, et elle seule qui favorisera le rassemblement et sauvera notre parti des maux qui le minent depuis trop longtemps.

J´ai fait des choix au printemps dernier et ces choix vous les avez partagés avec un grand nombre de militants et d´élus.

Ces choix, précis, refusaient la facilité et le laisser faire ! C´est en continuant sur cette voie, avec nos qualités et notre force de conviction que nous allons dans les jours qui viennent, les faire partager et les transformer en une démarche raisonnée et partagée, en démarche majoritaire !

Avec Pierre Moscovici, avec Gérard Collomb, Vincent Feltesse, Manuel Valls, Alain Rousset, Jean Germain, Michel Vauzelle et tous ceux qui veulent tourner la page d´un parti immobile et fragmenté, nous serons, vous serez, le moteur du renouveau.

Evidemment, ce ne sera pas facile ! Evidemment, ce ne sera pas simple !

La ligne de la clarté, la ligne qui refuse les alliances contre nature, la ligne politique d´un réformisme clairement assumé, un réformisme qui se préoccupe des problèmes réels et privilégie les solutions concrètes, elle ne se décrète pas !

Comme vous, je ne suis pas dupe. Comme vous, je suis lucide. Et je sais, comme vous, que le compte à rebours infernal que certains ont déclenché à La Rochelle est porteur de bien des orages. Pire ! Il est porteur de terribles menaces.

Il ne s´agit plus seulement aujourd´hui de déplorer que notre image soit ternie par les petits arrangements entre faux amis et vrais ennemis sous le regard gourmand des caméras de télévision !

Ces accommodements sont porteurs d´un poison mortel qui ruine nos espérances depuis 2002 ! Ces attitudes suicidaires, où l´attrait du pouvoir et les ambitions personnelles balayent les questions de fond, il y a longtemps qu´elles vous hérissent et il y a longtemps que je les dénonce.

Les pseudo accords, qui sont légitimés par les rumeurs et ne servent qu´à isoler ceux qui pourraient faire de l´ombre à leurs signataires, il y a longtemps qu´ils vous horripilent et il y a longtemps que j´ai tiré un trait dessus.

Les sourires et les déclarations de bonnes intentions, qui ne servent qu´à se bâtir des prés carrés dans la douce quiétude de la rue de Solferino pour les amateurs des réunions lénifiantes du mardi après midi, il y a longtemps qu´ils vous excèdent et il y longtemps que je n´y prête pas attention.

C´est ce qui vient de se passer à La Rochelle et ce spectacle dramatique, était, je le crois, prévisible.

Je vous le dis, mes camarades : ce spectacle désolant, je n´en veux pas ! Vous n´en voulez pas ! Cette mise en scène désespérante, je n´en veux plus, et vous n´en voulez plus !

Je le dis avec solennité, je le dis avec fermeté. J´ai vécu Rennes et son cortège de trahisons et de bassesses ! Et j´ai vu, à La Rochelle, que les haines n´attendaient qu´un prétexte pour s´exprimer !

Alors, je le dis et je le redis : je n´accepterai pas, tout comme vous, mes camarades, que nos espoirs continuent d´être brisés par cette course folle d´hommes et de femmes qui sacrifient le parti socialiste pour leurs petits profits et leurs intérêts de présidentiables.

Je n´accepterai pas que le congrès de Reims se transforme en bal des hypocrites, ceux et celles qui ronronnent entre le quartier Latin et les plateaux de télévision, et privilégient les synthèses molles pour négliger les choix stratégiques et la ligne politique.

Je n´accepterai pas que le parti socialiste, notre parti, le parti de Jean Jaurès et Léon Blum, de Mitterrand et… de Gaston Defferre, se réduise à la peau de chagrin d´un parti des collectivités territoriales, dans un naufrage qui fait le bonheur de nos adversaires.

Ne nous y trompons pas, mes camarades ! Nous savons bien que pour certains, 2004 et 2008 ont effacé les traumatismes de 2002 et 2007 !

Même si j´ai goûté à l´ivresse des victoires, je n´oublie pas la tristesse de ces soirs de cruelles défaites et les lendemains désenchantés qu´elles alimentent.

Oui, l´heure est grave, très grave ! Depuis six ans, la droite, en toute impunité, poursuit son travail de démolition sociale.

Les inégalités se creusent, le pouvoir d´achat est en berne, et les changements brutaux imposés par un gouvernement droit dans ses bottes libérales font glisser chaque jour des pans entiers de la société dans la précarité.

Même les réformes nécessaires, comme celle du Revenu de Solidarité Active, effilochent notre pacte de solidarité. Cette réforme, juste sur le fond, est dénaturée par un financement injuste qui épargne les plus fortunés et met, une fois de plus, les classes moyennes à contribution.

Et la liste est bien longue des lois, textes et déclarations qui bousculent les acquis et piétinent nos libertés !

Sous nos yeux, pendant nos disputes, la droite organise la solidarité des pauvres vers les plus pauvres et aide, avec cynisme, les plus riches !

Continuons ainsi, mes amis, sur le chemin de l´inertie et de la vanité ! Continuons, et les boulevards que nous ouvrons à la gauche de la gauche, à François Bayrou et aux Verts opportunistes, se transformeront en autoroutes ! Et je ne parle même pas de l´UMP, dont les fausses divisions et les vraies improvisations occupent tout l´intégralité du champ politique.

Où sont passés, mes camarades, les élans qui ont précédé 2007 ? Que sont devenus, mes amis, les espérances issues des victoires du printemps dernier ? Que reste-t-il, de notre capacité de mobilisation et d´opposition ?

Continuons, oui, continuons et nous resterons, pour très longtemps, inaudibles ! Eternels challengers et opposants médiocres !

Certes, nous gagnerons peut-être quelques élections, en « contre », sur la base des déceptions suscitées par nos adversaires. Mais les grands rendez-vous, les rendez-vous décisifs pour la conduite de la politique nationale serviront de tremplins pour ceux que nous devons combattre.

Dans le même temps, ceux qui malgré tout continuent, bon gré, mal gré, à croire en nous finiront par se détourner du parti socialiste, repaire de présidentiables battus d´avance !

Car à ce petit jeu, vous savez comme moi que le facteur de Neuilly, qui se complaît dans la protestation et qui a fait des réformistes que nous sommes ses principaux adversaires sera plus fort que nous.

Daniel Cohn Bendit, plus bateleur que jamais, fera toujours son miel des élections intermédiaires qui se jouent à la proportionnelle.

Et nous nous interrogerons sur la crise de la politique, une crise que les comportements de certains irresponsables nourrit et attise !

Alors, oui, face à ces grises perspectives, il est temps de décréter l´état d´urgence.

Car le congrès de Reims, six ans après la catastrophe de 2002, est porteur d´enjeux comme rarement un congrès ne l´a été. Rarement, aussi, les défis qu´il nous impose n´auront été aussi difficiles à relever.

Question de leadership, question des alliances, question de la ligne politique : autant de sujets qu´il faut aborder avec volonté et détermination. Et autant de réponses qui ne sont pas forcément simples à apporter. Car les enjeux se mêlent et nous avons tellement pris de retard pour traiter ces sujets que nous nous retrouvons en situation d´extrême faiblesse.

Ce constat, je le fais sans amertume. Il m´a poussé, au cours de ces derniers mois, à engager la démarche qui a fait émerger la « ligne claire ».

Notre projet a d´abord été traité avec condescendance, pour ne pas employer des mots plus durs. Puis est venu le temps des « barons »… Il faut bien que les commentateurs disposent de repères !

Moi, je me considère comme un élu. Et si je suis président du Conseil général, je reste, avant tout, un militant, attaché à mon parti…

J´ai tenu des propos très durs sur l´équipe qui dirige actuellement notre parti, je ne suis pas de ceux qui se complaisent dans le sport médiocre qui consiste à tirer sur les ambulances, exercice où les faibles excellent.

Nos défauts, nos faiblesses, nos erreurs, nous devons, ensemble, les assumer.

Et c´est ensemble, sans nous détourner de nos objectifs, que nous allons tracer la voie du renouveau.

Durant l´été, j´ai rencontré de nombreux responsables socialistes. Et c´est au cours des échanges qui se sont déroulés que des rapprochements se sont esquissés. Et ce ne sont pas quelques caméras et des petits repas à La Rochelle qui m´ont fait changer de route.

Avec Pierre Moscovici et ses amis, nous avons trouvé un accord qui repose sur trois points essentiels.

Tout d´abord, celui d´un réformisme clairement assumé.

Un réformisme qui apporte des réponses concrètes et réalistes aux problèmes auxquels notre pays et nos concitoyens sont confrontés.

C´est pour moi le point essentiel, celui de la bataille des idées, de la mise en forme d´un projet.

Ensuite, le deuxième point est celui qui mettra aux commandes du Parti socialiste une équipe rajeunie, mettant en place une gouvernance rénovée et dynamique, en rupture avec les rituels qui nous conduit dans les impasses où nous sommes enfermés.

Dernier point, tout aussi important, celui des primaires ouvertes à tous les sympathisants de gauche, qui constituent la seule réponse moderne à la question de la présidentialisation de notre vie politique.

Ces trois axes, nous en avons convenu avec Pierre, ne sont pas négociables et ils seront au cœur de la motion que nous allons déposer, dans quelques jours.

La lecture des différentes contributions déposées au mois de juillet prouve qu´ils peuvent constituer la base d´une majorité durable et novatrice.

Le réformisme, mes chers camarades, c´est notre horizon commun.

Je sais bien que ces changements idéologiques, nous les avons effectués sans le dire et que nous appliquons, avec bonheur, dans la gestion de nos communes, de nos départements et de nos régions nous aurions du la faire depuis longtemps.

Elle est d´autant plus nécessaire alors que la mondialisation bouscule nos certitudes et que les droites ont réinvesti le terrain idéologique.

Pour moi, la réforme, c´est plus d´égalité des chances et moins d´injustice sociale.

Si nous n´avançons pas sur ce terrain, avec audace et conviction, nous serons bousculés par les tentations populistes qu´attisent la gauche de la gauche. Ce chantier est immense. Mais il est exaltant et il appelle une large ouverture de notre parti vers celles et ceux qui souhaitent faire bouger les lignes, mais qui ne croient plus aux vertus des grands soirs, qui accouchent toujours de grandes désillusions.

Logiquement, vient ensuite la question de la gouvernance du parti.

La nouvelle direction qui prendra les rênes de la rue de Solferino ne peut s´appuyer sur une alliance de circonstance entre les fractions du parti qui s´opposent politiquement depuis des années sur des sujets essentiels.

Le réformisme, j´en ai parlé, mais aussi la question européenne, autant de sujets de querelles publiques ! Et je n´évoque que ces deux thèmes…

S´il y a des désaccords, il n´est pas question de les oublier, de mettre un mouchoir sur ces divisions, pour le seul plaisir de s´octroyer des postes et ou des places, au secrétariat ou au bureau national, ou encore pour des places éligibles aux européennes ou aux régionales !

Et enfin, vous savez pertinemment que chaque présidentiable potentiel à tout intérêt à empêcher tout autre rival possible ou hypothétique à accéder au poste de premier secrétaire. Et comme moi, vous savez que nous sommes riches de talents et d´ambitions. Cela a abouti à une situation de guerre de tous contre tous qui a favorisé le succès de Sarkozy et se prolonge aujourd´hui.

La primaire ouverte est porteuse de mobilisation populaire, mais elle est aussi l´occasion pour celui ou celle qui défendra nos couleurs de s´appuyer sur le travail que nous aurons effectué dans les trois ans à venir.

Si nous restons prisonniers de nos calculs internes, nous reproduirons, avec une fidélité accablante, nos erreurs et nos défaites. La désignation se transformera en guerre des chefs, notre champion prendra le départ dans une compétition après des mois de rivalités internes, qui auront paralysé le nécessaire travail collectif que nous devons accomplir.

Soixante dix jours nous séparent du congrès de Reims. Soyez certains que pour ma part, tout en étant mobilisé sur les élections sénatoriales jusqu´au 21 septembre, je mettrai tout en œuvre pour que ce rendez-vous soit le point de départ d´une nouvelle ère pour les socialistes.

Et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu´il ne soit pas l´espace d´affrontements entre ceux qui se rêvent un destin national.

Reims doit être le lieu où l´espérance de celles et ceux qui croient en un monde meilleur, ceux qui n´acceptent pas l´injustice sociale et le règne méprisant de l´argent facile et des stocks options, ceux qui pensent que la solidarité reste une idée neuve s´incarne dans une nouvelle équipe !

Reims, ce doit être le lieu de la renaissance de notre parti. Le lieu où les militants, ceux et celles sans qui les élus que nous sommes ne seraient rien, retrouvent la fierté d´être socialistes, ce beau mot que nous devons partager comme le bon pain.

Oui, le congrès de Reims ne doit pas être le théâtre d´ombres où des malfaisants complotent et manipulent les médias par un ballet de rumeurs au bénéfice d´hommes ou de femmes qui bénéficient depuis trop longtemps de notre mansuétude.

Comme vous pouvez le constater, je n´ai cité personne dans mon discours. Je ne cite personne, parce que je ne rejette personne, hormis ceux qui, par leurs déclarations, leurs actes et leurs décisions passées se sont volontairement et délibérément, parfois contre votre choix de militants, mis en dehors de notre parti et de sa ligne politique.

C´est pour cela que j´ai tracé les lignes et les bases sur lesquelles je construis mon action politique et sur lesquelles, je suis certain, le parti socialiste doit se refonder.

C´est avec la force de nos différences, avec la richesse de nos talents, que nous reconstruirons. C´est en conjuguant nos qualités, qui sont celles des militants et des militantes qui sont le cœur battant de notre parti, que nous trouverons l´énergie pour aller de l´avant, pour convaincre, pour gagner.

C´est ainsi, dans la sagesse et l´imagination, dans le débat et le dialogue, dans la confrontation et les échanges que nous retrouverons l´élan qui permettra la reconquête.

Nous donnerons ainsi vie à cette volonté, partagée par ceux et celles qui rêvent d´avenir meilleur !

Notre devoir c´est de tout mettre en œuvre pour les beaux mots d´égalité, de fraternité et de liberté s´inscrivent enfin dans le quotidien de notre République !

Notre devoir, c´est de réinventer les règles qui nous éloigneront de la république des copains, et ferons du « vivre ensemble » qui est la richesse de notre société une réalité de tous les jours.

Oui, mes camarades, ensemble, nous allons nous mobiliser.

Oui, mes camarades, ensemble, nous allons travailler, nous allons militer, avec rigueur, avec réalisme, mais avec volonté et enthousiasme, pour que le Parti redevienne ce qu´il doit être !

Le parti de l´alternance, le parti de l´intelligence et le parti du rêve.


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Par thierry Vergnaud
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 11:42

La ligne claire : contribution de J.-N. Guérini et G. Collomb au congrès du PS de Reims

21 mai 2008

Nous pensons qu´aujourd´hui, le congrès du Parti Socialiste est mal engagé, dans la mesure où ses enjeux semblent devoir se concentrer sur la prise du pouvoir du parti dans la perspective des présidentielles et que le débat de fond s’en trouvera escamoté.

Pire, les nécessités tactiques induites par cette lutte pour le pouvoir risquent d’engendrer une alliance des contraires qui brouillera un peu plus l´image du PS.

Si le PS a perdu les deux dernières présidentielles avec deux candidats aux profils si différents, c’est que la défaite ne tenait pas à leur personnalité mais à l’absence d’une politique claire dans laquelle les Français puissent se reconnaître.

Le PS n’a, en effet, jamais totalement tranché entre ceux qui rêvent encore du Grand soir et ceux qui assument leur choix réformiste. Cette volonté de réforme, nous l’assumons totalement dans nos collectivités locales et c’est sans doute ce qui explique les victoires que nous remportons dans ces territoires.

Nos politiques sociales y sont audacieuses, notre engagement sur les questions environnementales fort ; nous nous situons souvent à l’avant-garde des grands projets urbains. Mais, dans le même temps, nous nous engageons pleinement sur le plan économique aux côtés des entreprises dans des politiques d’innovation et de développement qui nous permettent de créer de la richesse.

Ces politiques sont largement approuvées par nos concitoyens qui n’hésitent pas à nous confier des responsabilités au niveau local alors même que nous échouons à toutes les élections nationales.

C’est pourquoi nous pensons qu’il est urgent de mettre fin à la schizophrénie qui existe entre nos pratiques locales et un certain discours national. Ce sera là le plus sûr gage de pouvoir incarner une alternative à la politique aujourd’hui menée.

Nous souhaitons donc qu’avant d’être un débat sur les personnes, le congrès de Reims soit un congrès de clarification permettant de prendre pleinement en compte le monde moderne.

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cette ligne politique à rédiger et à signer avec nous, une contribution qui mettra la clarification au cœur de nos débats du prochain congrès.

Plus d’infos :
www.laligneclaire.fr
Laligneclaire@gmail.com

Par thierry Vergnaud
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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 21:08

m6 Marseille

Interview Eugene le vendredi 18 avril au JT du soir (choisir le sujet mpm à droite dans la liste des titres) : http://www.m6info.fr/html/m6_infos/lesix.php?cp=13000#

Sujet élection le jeudi 17 avril Eugene Caselli : http://www.m6info.fr/html/m6_infos/lesix.php?cp=13000&id=080417_1900_13000_m6info#

Sujet sur la signification du changement pour les 18 communes de MPM http://www.m6info.fr/html/m6_infos/lesix.php?cp=13000&id=080417_1900_13000_m6info#

 

France 3

Midi pile

12-13 le jeudi 17 : Ouverture du journal et réaction Coppola + journaliste par téléphone, curseur à 15’13 http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b13a_1214part1&video_number=2

12-13 le vendredi 18 : sujet sur plan de cuques. Curseur à  1’20 http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b13a_1214part1&video_number=1

 

Le 19-20 en PACA

le jeudi 17 avril : ouverture du journal + interview Eugène Caselli (9’50) http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b13a_1920&video_number=3 ; portrait Eugène Caselli à 9’50-11’00 toujours via le lien http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b13a_1920&video_number=3

le vendredi 18 avril : curseur à 7’15-9’09 sujet plan de cuques http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b13a_1920&video_number=2 puis sujet présidence mpm

 

 

 

Par thierry Vergnaud
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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 17:55
La liste "Aix pour Tous" et moi-même tenons à remercier les 23 945 aixois et aixoises qui nous ont fait confiance lors de ce scrutin municipal. Nous mesurons l’espoir de changement qu’ils ont manifesté et leur déception légitime.

Sachez que nous ne vous abandonnerons pas.

Nous avons la fierté d’avoir mené une campagne digne, sans compromissions, et respectueuse des valeurs qui sont les nôtres.

Nous continuerons à mener notre combat avec toutes les forces de gauche ouvertes à  celles de la société civile au sein du conseil municipal mais aussi dans toute la ville et le pays d’Aix. Nous appelons tous celles et tous ceux qui le souhaitent à nous rejoindre afin que triomphent dans notre ville les valeurs de justice sociale, de respect d’autrui, de démocratie locale, de solidarité et d’écologie.

Dés le mois d’avril, nous organiserons une grande manifestation festive afin de tous nous retrouver.

Alexandre Medvedowsky et "Aix pour Tous" 
Par thierry Vergnaud
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 11:32
Aixoises, Aixois, cher(e)s ami(e)s,

Nous tenons à remercier chaleureusement les
15 000 électeurs qui ont fait, dès le premier tour,
le choix de la liste « Aix pour Tous ».
Aujourd’hui, les enseignements à tirer de ce scrutin
sont clairs :
• Maryse Joissains vient de subir un vote sanction.
Deux tiers des électeurs lui refusent leur
confiance. Ils ont tenu à condamner une gestion
calamiteuse, des querelles incessantes
d’équipe et d’appareils, une totale absence de
projet.
• la liste « Aix pour Tous » est la seule liste
en mesure de la battre et de permettre le
changement que la grande majorité d’entre
vous attend.
La cohérence du rassemblement que nous menons,
en dehors de toute combinaison politicienne,
la force du projet citoyen que nous vous
proposons, le dynamisme d’une équipe compétente,
unie et ouverte à la société civile doivent
nous permettre de concrétiser dimanche prochain
ce premier vote d’espoir.
Nous appelons toutes les électrices et les électeurs,
et tous ceux qui se sont abstenus au premier
tour, à nous rejoindre dimanche prochain.
undefinedSi vous voulez un nouvel avenir pour notre ville,
si  vous  voulez  dès  le  17  mars  une politique
municipale  démocratique,  solidaire  et
écologique,  nous  vous  appelons  à  vous
rassembler  pour  gagner  avec  la  liste « Aix
pour Tous ».
undefined
Le 16 mars, rassemblons-nous en votant
pour Alexandre Medvedowsky et la liste “Aix pour Tous”!
Par thierry Vergnaud
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 16:15
Election  Municipale 2008
 Réunion  Publique
Alexandre Medvedowsky
 et l’équipe d’Aix pour Tous
vous invitent à une grande réunion publique
Jeudi 6 mars à 20 h 30
Centre de Congrès Carnot – Bv Carnot
Par thierry Vergnaud
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 16:29
AFP - vendredi 29 février 2008, 12h50

Gautier-Sauvagnac: une indemnité de départ qui suscite de nombreuses réactions

Denis Gautier-Sauvagnac le 7 septembre 2007 au siège du Medef à Paris

 

L'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, a négocié une indemnité de départ d'un 1,5 million d'euros et la prise en charge financière par l'organisation patronale des conséquences de l'affaire des retraits suspects des caisses du patronat de la métallurgie.

Révélés dans l'hebdomadaire Marianne à paraître samedi, ces deux accords conclus entre DGS et l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) ont été négociés respectivement début novembre et fin décembre, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

Ils ont provoqué de nombreuses réactions de la classe politique vendredi.

Jeudi soir, l'UIMM a confirmé qu'"une transaction a été signée début décembre 2007 pour mettre fin à des différents existant entre les parties. Dans le cadre de cette transaction, un montant de 1,5 million d'euros bruts, soumis à cotisations sociales et à impôts, a été versé à Denis Gautier-Sauvagnac".

Selon Marianne, un second accord "garantit à M. Gautier-Sauvagnac que toutes les condamnations éventuelles liées à la procédure judiciaire en cours seront financièrement prises en charge par l'UIMM".

Le contenu de ce second accord aurait été, selon l'hebdomadaire, "partiellement dissimulé à certains membres du bureau" de l'UIMM qui réunit des dirigeants de grands groupes industriels français.

L'UIMM affirme de son côté avoir, après une décision du bureau "à l'unanimité", signé un accord avec DSGS "au terme duquel l'UIMM assumerait les seules éventuelles conséquences fiscales" pour M. Gautier-Sauvagnac de l'affaire des retraits suspects.

Ce dernier pourrait en effet faire l'objet d'un redressement fiscal pour avoir perçu des primes non-déclarées sur les fonds prélevés en espèces des caisses de l'organisation patronale

Selon une source proche du dossier, ces accords, négociés avec Michel de Virville, mandaté par le bureau de l'union patronale, auraient pour objectif de s'assurer du silence de M. Gautier-Sauvagnac dans le dossier, pour lequel il a été mis en examen le 15 janvier, notamment pour "abus de confiance".

Quelque 19 millions d'euros ont au total été retirés entre 2000 et 2007 sous son autorité. Les enquêteurs soupçonnent que la majeure partie de ces sommes a pu servir au financement occulte de syndicats.

Denis Gautier-Sauvagnac n'en dit rien et se contente d'affirmer qu'il avait procédé, comme ses prédécesseurs, "à des remises de fonds aux représentants des organismes participant à la vie sociale du pays"

"Je n'ai sur ce sujet aucun commentaire à faire", a déclaré à l'AFP Me Jean-Yves Le Borgne, avocat de DGS.

Ces deux contrats n'ont pas été versés au dossier instruit par le juge financier Roger Le Loire, selon des sources judiciaires.

Selon une source proche du dossier, ils pourraient conduire la justice à envisager des poursuites contre l'organisation en tant que personne morale pour "complicité" des chefs reprochés à M. Gautier-Sauvagnac.

L'ancien président du patronat de la métallurgie reste délégué général de l'organisation et continue de percevoir un salaire d'environ 20.000 euros par mois. Il a annoncé le 11 décembre qu'il quitterait l'UIMM en 2008.

Selon Marianne, le contrat conclu en novembre stipulerait qu'il "quittera ses fonctions de délégué général au plus tard le 31 janvier 2009".

Dans ce dossier, le délégué général adjoint de l'UIMM, Dominique de Calan, a lui aussi été mis en examen le 14 février pour complicité et recel d'abus de confiance.

Selon une source proche du dossier, il pourrait avoir conclu des accords similaires à ceux de Denis Gautier-Sauvagnac, une affirmation démentie de source proche de l'UIMM.

Le PS a demandé vendredi l'"annulation" de l'accord entre Denis Gautier-Sauvagnac et l'UIMM. "Tout semble indiquer que Denis Gautier-Sauvagnac a négocié avec l'UIMM une prime avantageuse comme contrepartie à son silence dans l'affaire du financement occulte de l'UIMM, dont il a été président pendant de nombreuses années", affirme Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du Premier secrétaire.

"Le Parti socialiste ne peut accepter le fruit d'une telle négociation et demande au gouvernement d'annuler cet accord", a ajouté l'eurodéputé dans un communiqué.

L'eurodéputé PS Benoît Hamon a estimé vendredi que la présidente du Medef, Laurence Parisot, doit s'expliquer sur l'accord entre l'UIMM et son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac, qu'il a qualifié d'"omerta" et "de loi du silence".

"Mme Parisot devra s'expliquer. Cela s'appelle la loi du silence, on achète le silence de Denis Gautier-Sauvagnac pour qu'il ne dénonce pas ce qu'étaient les pratiques de l'UIMM, qui est le navire amiral du Medef", a affirmé l'eurodéputé PS sur la chaîne LCI.

Les Verts ont estimé de leur côté dans un communiqué que M. Gautier-Sauvagnac, "doit rendre l'argent de ses indemnités de départ", dont la somme équivaut "à plus d'un siècle de SMIC".

Le Parti communiste français a jugé pour sa part qu'"il y a décidément quelque chose de pourri dans le royaume du Medef".

Marielle de Sarnez, vice-présidente du Mouvement démocrate (MoDem) voit dans l'indemnité de départ de l'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, l'illustration d'un "monde à deux vitesses", souhaitant que le Medef "auto-régule tout ça".

"Au moment où les Français ont des problèmes de pouvoir d'achat, où ils ne peuvent pas boucler leurs fins de mois, on a comme ça un monde à deux vitesses, avec quelqu'un qui est soupconné de pratiques pour le moins délictueuses, et qui part encore avec un énorme pactole", a déclaré Mme de Sarnez sur France 2.

Le Premier ministre François Fillon a estimé qu'il fallait que la justice "fasse son travail" sur le fond de l'affaire Gautier-Sauvagnac.

Interrogé en marge d'un visite de soutien à Nicolas Perruchot, maire-candidat du Nouveau Centre à Blois, M. Fillon a indiqué: "Je ne suis pas à l'UIMM, je n'ai pas d'informations précises à ce sujet. Je crois que ce qui est important dans ce domaine, c'est que la justice fasse son travail, c'est à dire qu'on sache s'il y a eu des erreurs, des fautes commises à l'UIMM et qu'ensuite les sanctions soient prises".

"Naturellement, s'il doit y avoir des sanctions, j'imagine que ces questions d'indemnités de départ seront revues", a conclu M.Fillon.

Par thierry Vergnaud
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 17:55
Venez y jeter un oeil, vous trouverez notre projet, détaillé, et notre liste (petit cv de chacun-e des colistiers).

http://www.aix-pour-tous.fr
Par thierry Vergnaud - Publié dans : élections
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 11:45
Elections Municipales 2008
 
 
                                                                                                                                
       Aix-en-Provence, le 4 février 2008
 
 
 
Madame, Monsieur,
 
Pour les élections municipales des 9 et 16 mars 2008, la liste «Aix pour Tous» que j’ai l’honneur de conduire a la volonté de mettre en œuvre une politique de développement économique dynamique, efficace et à la hauteur des enjeux du territoire.
 
Nous avons un véritable projet pour notre ville, qui aborde les problèmes que rencontrent actuellement les chefs d’entreprises d’Aix-en-Provence :
 
Le foncier pour implanter ou étendre de nouvelles activités, le transport et de circulation pour vos salariés, le logement qui est souvent un frein à l’embauche, l’offre de formation, l’aide aux entreprises et à leur création, le développement du tourisme d’affaire ou d’arrière saison…
 
Nous vous invitons à venir en discuter avec nous, à l’occasion d’un petit-déjeuner :
 
Jeudi 21 février
8h30 - 10h
Restaurant «La table à fromages»
(455, chemin Pioline 13290 Aix Les Milles)
 
Dans l’attente du plaisir de vous rencontrer, recevez, Madame, Monsieur, nos plus cordiales salutations.
 
 
 
 
Alexandre Medvedowsky                
 
 
Et ses colistiers impliqués dans le monde économique :
 
Jacques Agopian               Jacky Lecuivre               Monique Tottel             Thierry Vergnaud
    Directeur commercial            Chef d’entreprise            Directrice financière           Chef d’entreprise
 
 
 
 
                                               
La Fabrique, 4 av.Malherbe, 13100 Aix-en-Provence      Tél. : 04.42.60.05.92
alexandre.medvedowsky@wanadoo.fr        www.alexandre-medvedowsky.net
Elections Municipales 2008
 
 
                                                                                                                                
       Aix-en-Provence, le 4 février 2008
 
 
 
Madame, Monsieur,
 
Pour les élections municipales des 9 et 16 mars 2008, la liste «Aix pour Tous» que j’ai l’honneur de conduire a la volonté de mettre en œuvre une politique de développement économique dynamique, efficace et à la hauteur des enjeux du territoire.
 
Nous avons un véritable projet pour notre ville, qui aborde les problèmes que rencontrent actuellement les chefs d’entreprises d’Aix-en-Provence :
 
Le foncier pour implanter ou étendre de nouvelles activités, le transport et de circulation pour vos salariés, le logement qui est souvent un frein à l’embauche, l’offre de formation, l’aide aux entreprises et à leur création, le développement du tourisme d’affaire ou d’arrière saison…
 
Nous vous invitons à venir en discuter avec nous, à l’occasion d’un petit-déjeuner :
 
Jeudi 21 février
8h30 - 10h
Restaurant «La table à fromages»
(455, chemin Pioline 13290 Aix Les Milles)
 
Dans l’attente du plaisir de vous rencontrer, recevez, Madame, Monsieur, nos plus cordiales salutations.
 
 
 
 
Alexandre Medvedowsky                
 
 
Et ses colistiers impliqués dans le monde économique :
 
Jacques Agopian               Jacky Lecuivre               Monique Tottel             Thierry Vergnaud
    Directeur commercial            Chef d’entreprise            Directrice financière           Chef d’entreprise
 
 
 
 
                                               
La Fabrique, 4 av.Malherbe, 13100 Aix-en-Provence      Tél. : 04.42.60.05.92
alexandre.medvedowsky@wanadoo.fr        www.alexandre-medvedowsky.net
Elections Municipales 2008
 
 
Par thierry Vergnaud - Publié dans : élections
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Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /Fév /2008 11:05

La bataille d'Aix plus indécise que jamais

La bataille d'Aix plus indécise que jamais

 En termes d'image et de notoriété, l'élection aixoise met en lice quatre "poids lourds"
98% des Aixois connaissent Maryse Joissains mais 39% en on une mauvaise opinion.

98% des Aixois connaissent Maryse Joissains mais 39% en on une mauvaise opinion

Municipales Aix - On s'en doutait, ce sondage le confirme : tout le monde -plus précisément 98% des Aixois- connaît Maryse Joissains. Ses mandats de maire sortant, de député -elle a été réélue l'an dernier- sa langue bien pendue et son sens de la formule contribuent à la rendre visible, et bien visible. Sur le terrain de la notoriété, son concurrent le plus proche est François-Xavier de Peretti, qui capitalise une vie passée à Aix, un opiniâtre travail de terrain -ainsi qu'un nom de famille bien implanté dans la vie politique aixoise depuis trois décennies- pour obtenir un excellent 94%.

Alexandre Medvedowsky possède les mêmes caractéristiques - enfance et jeunesse aixoises, mandats électifs depuis vingt ans, famille connue à Aix - pour obtenir 83%. Michel Pezet possède une notoriété non négligeable (75%) mais souffre d'une absence d'antériorité aixoise. Derrière viennent Jean-Louis Garello, avec une reconnaissance intéressante (25%) mais qui doit peut-être un peu à son homonymie avec le Pr Jacques Garello, l'universitaire, enseignant d'économie.

Enfin, Honoré Beyer, bien que ne vivant pas à Aix et n'y passant qu'à l'occasion d'élections - pour lesquelles il fait des campagnes fort discrètes- obtient un inespéré 8%. Si la notoriété est une chose, l'image -la bonne ou la mauvaise opinion qu'on a d'une personne- en est une fort différente. Sur ce terrain-là, c'est François-Xavier de Peretti qui vire en tête, avec 46% de bonnes opinions et à peine 18% de mauvaises. Le pourcentage restant étant constitué de sondés qui ne se prononcent pas.

Alexandre Medvedowsky a un profil un peu moins bon, mais similaire : 41% de bonnes opinions, 18% de mauvaises. Tout autre est l'image de Maryse Joissains et, pour elle, c'est une très mauvaise surprise: d'une part, elle compte 43% de bonnes opinions, c'est-à-dire moins que F.X de Peretti, mais surtout, elle totalise presque autant de… mauvaises opinions: 39%! On savait qu'elle ne laissait pas indifférent; mais elle aurait préféré une répartition plus favorable. Là encore, Pezet ferme la marche du quatuor: 31% de bonnes opinions, 18% de mauvaises, ce qui signifie plus de la moitié des électeurs qui sont indifférents.

Loin derrière viennent Garello et, encore plus loin, Beyer avec, pour ce dernier, 97% des électeurs incapables d'émettre un jugement sur lui. Il manque, à ce sondage, deux candidates, Aude Charcosset (LCR) et Maryse Galland-Mourbrun (sans étiquette), qui se sont déclarées trop tard pour être prises en compte dans cette enquête. Mais ce n'est pas leur faire insulte que de supposer que leur renommée est plus proche de 1 ou 2% que du 98% de l'autre Maryse...

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La lutte finale sera âpre

Souvent, une enquête d'opinion permet d'éclairer une situation obscure. C'est même ce que nous espérions en sondant, à un mois du 1er tour, des électeurs plutôt déboussolés par le comportement insolite du personnel politique aixois. Sauf qu'à Aix, les choses ne se passent jamais simplement. Surtout lorsqu'il s'agit d'élections municipales. Le millésime 2008 ne déroge pas à la règle.

Alors que dans de très nombreuses villes de France, le travail des instituts de sondage a déjà permis de préciser quelle mécanique électorale était à l'oeuvre et quel(s) résultat(s) on pouvait en attendre; à Aix, la situation paraît à peine plus claire qu'hier, quand les observateurs livraient leurs analyses "pifométriques". Ainsi, les vertus prédictives qu'on prête volontiers à une enquête d'opinion sont, ici, à tempérer. Aucun des trois grands candidats n'a en effet creusé l'écart sur ses rivaux, au point de figurer déjà dans la peau du vainqueur.

Tout au plus a-t-on confirmation de ce que beaucoup supposaient: même avec le soutien de l'ancien maire Jean-François Picheral, le socialiste dissident Michel Pezet peine à s'imposer comme alternative au candidat investi par le PS, le PC et les Verts, Alexandre Medvedowsky. Crédité de 8% des intentions de vote, l'avocat marseillais devrait être en mesure de peser dans les négociations d'entre deux tours, mais pas en position de force.

Plus inattendu, le fait que Maryse Joissains reste la favorite des électeurs (à égalité avec Medve), alors même que son image est une des plus brouillées de tous les maires sortants de France. Sans doute pâtit-elle ici des promesses non tenues de la campagne de 2001 et de la mise à l'écart de ses adjoints Genzana et Salord, qui non seulement draînent une partie de l'électorat UMP vers la liste de François-Xavier de Peretti, mais donnent également une épaisseur et une crédibilité à la critique de l'action municipale, puisqu'ils y ont eux-mêmes participé.

Medvedowsky paraît, lui, en meilleure posture qu'on pouvait l'imaginer. En termes d'image, il semble finalement souffrir assez peu du pilonnage en règle orchestré par son ex-père spirituel Jean-François Picheral. La présence d'une liste de dernière heure soutenue par la LCR pourrait toutefois minorer son score du 1er tour, mais pas celui du second, qui ajoute encore à l'incertitude. Quant à FXdP, il améliorerait très nettement son score de 2001 - 13,9% des voix au 1er tour, ndlr-, mais sans doutes pas assez pour transformer l'essai et prendre la mairie. 

Par Paul-Henry Fleur et Hervé Vaudoit
 




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Par thierry Vergnaud - Publié dans : élections
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