Dimanche 18 mars 2007 7 18 03 2007 11:33
Bayrou : le « troisième homme » que cherchent à fabriquer les sondages
mardi 13 mars 2007 par Jean-Jacques Chavigné  
Les principaux médias, dont les propriétaires appartiennent aux plus grandes fortunes de notre pays, essaient de remplacer le débat sur le programme des candidats par une avalanche de sondages d’opinion. Ils cherchent ainsi à faire une place au soleil à Bayrou selon le principe bien connu : couverture médiatique, sondage en hausse, couverture médiatique plus étendue... Principe que le dit François Bayrou dénonçait, il y a quelques mois, avant d’en être le bénéficiaire.
Mais ces sondages dont on nous rebat les oreilles ne sont qu’une photographie de l’opinion à un moment donné et n’ont, à 40 jours de l’opinion, aucune valeur prédictive quant au vote du 22 avril.
Dans une remarquable tribune du Monde, le 9 mars, Loïc Blondiaux, Professeur à l’IEP de Lille constatait que les sondages n’étaient « représentatifs que des gens qui acceptent d’y répondre ». Or, précise-t-il, près d’une personne sur deux refuse de répondre aux questions des sondeurs. Au nom de quoi, dans ces conditions, les fabricants de sondages font-ils comme si les personnes qui acceptaient de répondre « possédaient les mêmes caractéristiques politiques » que celles qui refusaient de répondre ? Absolument rien, en effet, ne permet de tirer une telle conclusion.
François Miquet-Marty (LH2) indique, quant à lui, que 55 % des sondés ne sont pas sûr de leurs votes. C’est d’ailleurs chez les électeurs potentiels de Bayrou que le pourcentage d’indécis est le plus élevé. « Le doute plane plus haut que Bayrou » titrait ainsi judicieusement « 20 minutes » !
Au total donc, presque la moitié des personnes sondées refusent de répondre aux questions des sondeurs et sur la moitié qui accepte de répondre, 55 % sont indécis. Ce qui signifie (le calcul n’est pas très difficile à faire) que sur 100 personnes interrogées, un peu plus du quart seulement (à peu prés 28 %) sont sûres de leurs votes. Mais c’est sur la base de sondages aussi étroits, aussi peu fiables que les principaux médias essaient de fabriquer et de nous imposer un Bayrou candidat de 2ème tour.
Le comble est atteint lorsque les médias affichent imperturbablement des prévisions concernant les résultats du 2ème tour des élections. Tout le monde sait pourtant parfaitement, les instituts de sondage en tout premier lieu, que de telles prédictions n’ont strictement aucune valeur avant que le 1er tour ait eu lieu. Dès le soir du 1er tour, en effet, toutes les cartes seront rebattues et tout le monde sait bien que Ségolène Royale bénéficiera d’une grande partie des voix qui se seraient portés sur Buffet, Besancenot, Voynet ou Bové ; qu’elle bénéficiera également d’une bonne partie des voix de Bayrou et même (eh oui !) d’une partie de celles de Le Pen. Mais la fonction de la publication de ces sondages de 2ème tour est ailleurs : il s’agit de faire bouger les intentions de vote au 1er tour en affirmant que Bayrou battrait Sarkozy au 2ème tour.
En 2002, ce n’est qu’à peu prés une semaine avant l’élection que les sondages ont permis d’envisager sérieusement la présence de Le Pen au 2ème tour. Cela n’a rien d’étonnant : 20 à 25 % ne l’électorat ne se décide qu’une semaine avant le scrutin.
En 2005, lors du référendum sur le projet de Constitution, quinze jours avant le 29 mai, la plupart des sondages donnait le « oui » largement gagnant.
A plus de deux mois des élections, la plupart des prévisions se sont avérées fausses : la victoire de Giscard en 1981, celle de Rocard en 1988, celle de Delors, puis de Balladur en 1995, un deuxième tour Chirac-Jospin en 2002, la victoire du « oui » au référendum du 29 mais 2005. Un peu de recul devrait donc nous aider à prendre les sondages actuels pour ce qu’ils sont : une photographie très déformée de l’opinion, à un moment donné et en aucun cas une prévision un tant soit peu fiable de ce que seront les votes des électeurs le 22 avril et le 6 mai prochain.
Il faut, certes, prendre au sérieux l’offensive des principaux médias en faveur de Bayrou et contrer cette offensive en expliquant ce qu’est Bayrou, non pas un « homme neuf » mais un vieux routier de la Droite qui a voté toutes les lois anti-sociales de Raffarin et de Villepin. L’heure n’est donc, ni à perdre son sang froid en prenant pour argent comptant les sondages qui cherchent à placer Bayrou au firmament, ni à se positionner, comme l’ont fait à leur façon DSK et Delanoë, sur le terrain de Bayrou, c’est-à-dire de la Droite.
Au contraire, la montée au créneau des principaux médias pour imposer un deuxième tour avec deux candidats de droite indique à quel point la classe dirigeante a peur d’une victoire de Ségolène Royale et des forces sociales qui verraient dans la victoire de la candidate du Parti Socialiste leur propre victoire. Cette montée au créneau nous indique aussi clairement comment Ségolène Royal peut gagner : en se positionnant clairement à gauche pour rassembler son camp, tout son camp.
Jean-Jacques Chavigné

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Vendredi 16 mars 2007 5 16 03 2007 17:14

Ségolène Royal à Aix-en-Provence

 

 

Ségolène Royal a répondu favorablement à l’invitation d’ Alexandre Medvedowsky , de la section Aix-Centre du Parti Socialiste et de son Comité de soutien pour Aix et le Pays d’Aix :

 

 

Notre candidate à la Présidence de République sera à Aix et viendra à la rencontre des aixois et des militants vendredi 23 mars à 11 h 45 à la Fabrique (4 av.Malherbe), le local de campagne du Parti Socialiste.

 


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Vendredi 16 mars 2007 5 16 03 2007 17:07
 

Présidentielle : les jeunes sont beaucoup plus mobilisés qu'en 2002



8 mars 2007 - A l’occasion du lancement de sa nouvelle formule hebdomadaire, Choc-Hebdo a décidé d’interroger les jeunes âgés de 18 à 35 ans pour mesurer leurs opinions, attitudes et comportements à l’égard de l’élection présidentielle.

Le sondage

Chaque semaine, durant toute la campagne, Ipsos interrogera donc pour Choc-Hebdo un échantillon national représentatif d’environ 600 jeunes âgés de 18-35 ans. 

Pour le premier numéro, Choc-Hebdo s’est intéressé à leur mobilisation et leurs motivations pour aller voter. 

A un mois et demi du premier tour, la mobilisation des jeunes pour cette élection présidentielle semble importante : plus de quatre jeunes sur cinq (81%) se disent tout à fait certains d’aller voter.

Cette mobilisation potentielle est nettement supérieure à celle enregistrée en 2002 à la même époque : 63% des jeunes de 18-35 ans déclaraient alors être certains d’aller voter au premier tour.

L’actualité récente ou plus éloignée semble susciter leur mobilisation. Ainsi, les événements qui les incitent le plus à aller voter concernant le problème du logement des sans-abris (82%), les émeutes dans les banlieues en novembre 2005 (76%), la présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002 (75%) et le réchauffement climatique (73%). En revanche, la crise du CPE (60%) les incite à aller voter dans des proportions moins importantes.


Christelle Craplet 
Chargée d'études - Ipsos Public Affairs 
christelle.craplet@ipsos.com


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Mercredi 14 mars 2007 3 14 03 2007 23:41


Meeting de Ségolène

Jeudi 22 Mars
18h30

au DOME

à MARSEILLE


Bus au départ d'Aix contacter la section à la fabrique

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Mercredi 14 mars 2007 3 14 03 2007 23:23

Edition de GIRONDE

Mercredi 14 Mars 2007
 
 
CANTON DE SAINT-CIERS.

Etude des éoliennes en Haute Gironde : c'est parti

Les études de faisabilité sur les premières éoliennes d'Aquitaine sont lancées. Verdict dans six mois

CANTON DE SAINT-CIERS.
Etude des éoliennes en Haute Gironde : c'est parti
La première réunion du comité de pilotage sur les éoliennes a eu lieu lundi soir à Braud-et-Saint-Louis. Il s'agissait de poser les premières bases du projet d'implantation d'éoliennes sur le territoire du canton de Saint-Ciers, en Haute Gironde. Celles qui pourraient être les premières en Aquitaine. Ce projet s'inscrit dans une démarche participative où tout le monde peut s'exprimer. « On a déjà commencé à s'engueuler », plaisantait Philippe Plisson, le président de la Communauté de communes de l'Estuaire, précurseur du dossier. En effet, le comité de pilotage est représenté par une assemblée très variée où débattent les maires du canton, la Fédération des chasseurs, la sous-préfecture, les services de l'Etat (DDE, Drire, Diren), l'Ademe (1), les Conseils général et régional ou encore la Ligue protectrice des animaux.
23 000 euros pour l'étude.
Les cabinets d'étude ont été désignés : il s'agit de Calorivert (paysage), Conexia Thierry Vergnaud Aix en Provence, (animation et concertation demarche participative communication) et Valorem (critères éoliens). Les conclusions de l'étude devraient être livrées dans six mois. Le budget : 23 000 euros. « Pour l'instant, nous n'avons qu'un financeur, le Conseil général. Mais a priori, le Conseil régional et l'Ademe devraient nous rejoindre. Le but est que la Communauté de communes ne finance que 50 % du budget total », commente Philippe Plisson.
L'enjeu principal reste de définir les zones susceptibles d'accueillir les éoliennes et surtout de déterminer leur rentabilité. Lundi soir, Jacky Jonchère, président des chasseurs du Blayais-Cubzagais, faisait déjà part de ses doutes : « Ici, un jour, on a beaucoup de vent, puis un autre, plus rien. Est-ce que cela va être efficace ? » Philippe Plisson répond : « La logique, pour nous, est de dire : "On produit et on consomme sur place." Je suis contre un champ d'éoliennes. La rentabilité, c'est l'étude qui nous le dira. »
La population sera également sollicitée. « Elle nous dira si elle est pour ou contre. On n'impose rien. Si les gens sont dans la rue avec des fusils, on ne le fera pas », conclut Philippe Plisson.
Première rencontre avec les habitants le 10 avril, où une réunion publique aura lieu sur le sujet, à la salle des fêtes de Saint-Caprais, à 18 h 30.
(1) Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie.

 

LUDWIG

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Mardi 13 mars 2007 2 13 03 2007 06:38
Gaëlle LENFANT

 

candidate dans la 11ème circonscription des BDR

 

 

 

a le plaisir de vous inviter à l’inauguration

 

 

 

De son local de campagne

 

« Le Forum »

 

En présence de

 

Jean-Noël Guérini, Président du Conseil Général des BDR

 

Michel Vauzelle, Président de la Région PACA

 

Michel Tonon, Maire de Salon-de-Provence

 

Eugène Caselli, 1er secrétaire socialiste des BDR

 

Yves Vidal, PRG, Maire de Grans - Conseiller Régional

 

Marie-Pierre Jouve,  MRC élue à Lambesc

 

 

 

le vendredi 16 mars à partir de 19h à Salon-de-Provence

 

Cours Victor Hugo (à proximité du « Café Crème »)
 
Parking Place du général de Gaulle ou Cours Gimon
 
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Samedi 10 mars 2007 6 10 03 2007 14:44

Nicolas Sarkozy, en prônant la création d'un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale", s'est attiré les vives critiques de ses adversaires politiques et des associations qui y ont vu un appel du pied à l'électorat FN, à six semaines du premier tour. "Je veux un ministère de l'immigration et de l'identité nationale", a annoncé jeudi soir le candidat UMP lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2.

La proposition a été dénoncée dès jeudi soir par le PS, pour qui le ministre de l'Intérieur "laisse entendre que l'immigration est une menace potentielle pour la culture française". Le PS a demandé vendredi à M. Sarkozy de "revenir sur cette proposition" et "reconnaître son dérapage".  Le numéro un PS François Hollande a enfoncé le clou: "Je crains vraiment que dans cette campagne Nicolas Sarkozy soit dans un flirt poussé avec les thèses du Front national".

Le candidat UDF, François Bayrou, a renchéri, estimant "qu'en enfermant dans la même phrase immigration et identité nationale", Nicolas Sarkozy a franchi "une frontière". En meeting à Perpignan vendredi soir, M. Bayrou a jugé que "l'identité nationale de la France, elle a un nom, c'est la République".  "On ne mélange pas dans le même ministère immigration et identité nationale. D'abord on ne fait pas un ministère de l'identité nationale. On ne fait pas un ministère de la France", a-t-il dit.

"Les masques tombent: Nicolas Sarkozy est dangereux pour la démocratie et pour les valeurs de la République", a estimé la candidate PCF Marie-George Buffet, pour qui "accoler immigration et identité nationale renvoie aux épisodes les plus sombres de notre histoire".

Face à ces critiques, la porte-parole du candidat UMP, Rachida Dati, a fait valoir que "il n'y a rien de choquant, ni aucune connotation à immigration et à identité nationale". Vendredi, le candidat de l'UMP s'est lui-même défendu devant la presse contre ces "mauvaises polémiques" car l'identité française, ce n'est pas un gros mot". "L'Histoire de France, la fierté d'être Français, l'identité française sont au coeur de la campagne électorale", a-t-il ensuite affirmé lors d'une réunion publique à Caen.

L'idée de ce nouveau ministère a été approuvée par Jean-Marie Le Pen qui voit là "une petite opération de racolage sur les terres du FN", ce qui loin de l'afaiblir va le renforcer sensiblement...

Elle a en revanche suscité l'indignation d'associations. La Ligue des droits de l'homme s'est déclarée "scandalisée" par cette proposition, qui "constitue un appel de pied supplémentaire à l'extrême droite". SOS Racisme a regretté que "l'immigration serve à nouveau de lamentable épouvantail aux échecs et aux failles du passé" et affirmé que les candidats à la magistrature suprême "ne doivent pas divertir les citoyens en flattant les plus bas instincts d'une partie d'entre eux".

Dans la même veine, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) affirme que Nicolas Sarkozy "n'a pas utilisé ces termes par hasard" et qu'en associant ces termes, "il libère la parole et l'idéologie raciste, il menace gravement la cohésion nationale".

"Visiblement, Nicolas Sarkozy entreprend la danse du ventre devant l'électorat de Le Pen", ironise le Réseau éducation sans frontières, voyant comme "ministre de l'Identité nationale" Johnny Hallyday, soutien de Nicolas Sarkozy qui s'est installé en Suisse tout en demandant la nationalité belge.

 
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Samedi 10 mars 2007 6 10 03 2007 00:10

Calisson du mois : Le conseil d'Aix testé par "Le Ravi"

 

JoissainsSi vous n'avez jamais assisté à une séance publique du conseil municipal d'Aix, voici une occasion unique et bien parlante de vous faire une idée de l'ambiance. Une vraie bataille où l'on voit comment la ville est traitée par l'équipe de Mme Joissains.

A lire avec délectation jusqu'à la fonte complète de la friandise. Un régal ! (Compte-rendu du conseil du 15 janvier publié en février par Le Ravi)

 

 

 

 

 

 

17h15 "Est-ce que nous avons le quorum ?", lance à la cantonade et sans autre formule de politesse Maryse Joissains, députée-maire de la ville. Après s'être excusée de devoir quitter le conseil à 19h pour Paris, afin de participer, le lendemain matin, à une conférence de presse pour le Festival international d'art lyrique, la première magistrate enchaîne avec la même désinvolture : "Tous mes vœux à la population et au conseil. Surtout la santé, sinon on ne peut rien faire !"...

17h16 Cyril Di Méo, conseiller d'opposition Verts, et benjamin de l'assemblée, débute l'appel.

17h42 Avancé d'une heure à cause des obligations du maire, la salle de Provence, se remplit peu à peu. Maryse Joissains tapote son micro et réclame le calme.

17h54 Jean-Marie Reynaud, directeur des ressources et relations humaines, un peu tendu, achève une présentation fastidieuse du bilan social 2005 de la ville. Repoussé à deux reprises, le bilan défend la thèse d'une municipalité soucieuse de ses dépenses en personnel et du bien-être de ses employés. Seul point noir aux yeux de la députée­-maire : l'absentéisme. "J'ai demandé qu'on s'intéresse aux accidents de travail. Mon objectif est de les éradiquer", promet l'élue.

17h56 Lucien-Alexandre Castronovo, Radical de gauche, débute les hostilités en attaquant les chiffres sur les effectifs.

18h03 "Vive l'UMP !", lance un des membres du campement des Don Quichotte installés place de la Rotonde, en plein centre ville, dont plusieurs représentants et soutiens complètent un public déjà à l'étroit.

18h37 Maryse Joissains commence à perdre patience. D'abord conciliante avec Lucien-Alexandre Castronovo, qui bataille ferme, elle finit par s'agacer lorsque Jacques Agopian, conseiller socialiste, dénonce une "présentation tendancieuse" de la réduction des effectifs. "Cette discussion concerne des personnes et ça commence à bien faire ! Le personnel a le sentiment qu'on le stigmatise ! Moi, je dis que l'on a rempli nos objectifs en n'augmentant pas la masse salariale et en intégrant 393 salariés précaires !", s'emporte la députée-maire.

18h49 Alors que la présidente de la Communauté du Pays d'Aix s'apprête à quitter la séance, une militante des Don Quichotte l'interpelle violemment : "Franchement, c'est honteux ! Je suis venue te voir ! La Rotonde, tu l'as oubliée ?" Maryse Joissains s'esquive et offre sa place à Gérard Bramoullé, adjoint aux finances, qui se lance dans la lecture de la première délibération de la soirée (budget primitif 2007 de la ville), sans plus répondre à la SDF. Révoltée, cette dernière quitte à son tour le conseil, suivie de près par une partie du public dans un chahut qui ne faiblit pas.

19h28 Le conseil est complètement débridé. Lucien-Alexandre Castronovo, François-Xavier de Peretti, deuxième adjoint UDF privé de délégation depuis cinq ans et son départ de la majorité, et le socialiste Alexandre Medvedowsky dénoncent d'une même voix le désintérêt total de la municipalité pour le problème du logement et un budget communication qui s'élève à 2,5 millions d'euros (+ 12,2 % en un an). Gérard Bramoullé défend comme un mort de faim son budget et tacle dans tous les sens. "On est en période préélectorale, je comprends que tu fasses un discours de campagne", rétorque-t-il au conseiller socialiste. Dépassé par l'ambiance devenue électrique, il finit par laisser Jean Chorro, premier adjoint délégué aux affaires juridiques, et Françoise Brassart, élue PS, s'étriper sur les augmentations d'impôts de la Région. Lucien-Alexandre Castronovo profite des réjouissances pour taquiner Bruno Genzana, jusque-là particulièrement passif. "J'aimerais que les gens descendent de leurs affiches et viennent débattre du budget. Sinon, qu'ils votent contre !", lance-t-il à l'adjoint au tourisme, candidat à la candidature non déclarée aux prochaines municipales, qui s'est offert une campagne d'affichage, au grand dam de Mme le maire.

19h40 "Comment on coupe la parole?", s'énerve Jean Chorro pendant que Cyril Di Méo s'entête à dénoncer l'attitude de la mairie vis-à­-vis des Don Quichotte. Quelques essais plus tard, l'adjoint aux affaires juridiques réussit à éteindre le micro du conseiller Verts. Réaction immédiate dans le public : "On n'agit pas comme ça en France !" Plus prudent avec Alexandre Medvedowsky, qui relance le débat, il obtient le vote sur le budget primitif. L'opposition, François-Xavier de Peretti et Jacques Garçon, autre conseiller UDF, votent contre.

19h47 Lors d'une pause cigarette méritée, le grand reporter du Ravi croise Gérard Consani, adjoint spécial des quartiers Nord, ventre en avant et démarche décidée, dans les escaliers menant à l'ancienne salle du Parlement de Provence. Interpellé par un retraité qui prend le chemin inverse, l'élu stoppe net sa progression et confie, complice, au vieil homme qui l'encourage "à tenir" : "Je suis un cheval de bataille. Et vous savez, Maryse est une battante, elle a une capacité de travail extraordinaire. Et puis, c'est une mère corse..."

20h07 Bruno Genzana se sent tout à coup pousser des ailes. A propos du "budget primitif du festival international d'art lyrique", il ironise : "Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai pas pu m'exprimer sur le sujet ce matin en conférence de presse." Référence voilée à la mauvaise humeur que lui témoigne "Maryse". A l'exception de Jean Chorro et Gérard Bramoullé, visages fermés, l'assemblée reste indifférente à l'allusion. Les conseillers de la majorité poursuivent leurs discussions ou somnolent. Le brouhaha est tel que François-Xavier de Peretti interrompt son intervention. Dans un style très balladurien, il s'exaspère : "Qu'est-ce que c'est ?" Et gagne une minute de calme.

20h27 Les rangs du PS se vident. Unis dans leur combat, André Guinde, Jacques Agopian et Alexandre Medvedowsky désertent le conseil en même temps.

20h30 "C'est la 10e ou 15e modification du Plan d'Occupation des sols (POS) que vous effectuez sans le dire. Je pense saisir la juridiction compétente pour la faire annuler", prévient Cyril Di Méo, toujours aussi offensif, au sujet d'une modification apportée au Plan local d'urbanisme (PLU). L'élu Verts ne vote pas la délibération. Seuls Catherine Silvestre, opposition de gauche, et François-Xavier de Peretti s'abstiennent.

20h32 Les débats autour du dossier de la ZAC de la Duranne, à l'ouest illustrent à la perfection deux subtilités locales : les désaccords, récents et anciens au sein de la majorité, et la liberté de parole accordée à l'opposition. "Je m'oppose au projet mais je n'irai pas contre la municipalité", affirme Bruno Genzana. Arinna Latz, des Verts, est particulièrement cinglante : "Ou on traite cet espace comme on l'a toujours fait, en cédant les terrains à des promoteurs et en se pliant à leurs désirs, ou on utilise cette unique opportunité foncière pour construire un nouveau quartier à Aix en réfléchissant à un projet durable". François-Xavier de Peretti, presque condescendant, annonce de son côté, "qu'il partage les remarques" de ses collègues. Cyril Di Méo conclut avec une boutade : "Nous abordons un sujet primordial et je suis sidéré que les prochains acteurs de notre avenir, Mme le maire et Alexandre Medvedowsky (NDLR : candidat à la candidature PS aux municipales) ne soient pas là. Mais peut-être que ceux qui seront concernés par les prochaines élections sont présents", taquine l'élu Verts. Robert Delgiovine, adjoint spécial des Quartiers Est en charge du dossier, et Jean Chorro ne mouftent pas.

20h52 Devant un public désormais clairsemé, Lucien-Alexandre Castronovo, de tous les combats, lance ses dernières forces dans un plaidoyer en faveur du Centre européen de création et de développement (CECDC). "La structure va fermer et c'est pour ça que vous baissez sa subvention de 279 000 € à 87 000 €", dénonce le conseiller radical. D'abord pugnace, Patricia Larnaudie, adjoint à l'Education, finit par abandonner la confrontation.

21h07 Jacques Lengrand, conseiller PS, sort de son mutisme pour tenter de sauver la privatisation de la fourrière municipale, "un véritable service public" selon lui. "La délégation court sur cinq ans", explique Gérard Bramoullé, "c'est malheureux, mais il faut ramasser plus de voitures pour que ce soit rentable". Immédiatement, Cyril di Méo lui saute dessus : "Je viens de comprendre votre politique du stationnement !"

21h21 La socialiste Françoise Brassart, qui a passé la quasi-totalité du conseil au téléphone, interroge Jean Chorro au sujet de la délibération 26. Apparemment déjà chez lui, ce dernier lui demande de reposer sa question.

21h23 A peine le premier adjoint a-t-il clos la séance que la salle se vide. Et pour cause ! La mairie paie le casse-croûte au rez-de-chaussée ! Le grand reporter du Ravi va pouvoir enfin se restaurer.

 

Par thierry Vergnaud - Publié dans : perso
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Samedi 3 mars 2007 6 03 03 2007 12:34

Le magazine Internaute(s) Micro, bimestriel informatique, a interrogé les quatre principaux candidats à l'élection présidentielle. Un dossier «Spécial 2007» qui s'est exclusivement intéressé aux débats et enjeux liés à la dynamique Internet et Nouvelles technologies, une thématique souvent absente, étrangement, de leurs programmes. François Bayrou , Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy y développent leurs réflexions et prises de position sur les grandes questions qui font aujourd'hui débat. Nous présentons ce soir, légèrement en avant-première, les éléments forts de ce que vous trouverez demain dans les kiosques...


Ils ont tous fait de l'œil aux blogueurs, ont prononcé leux vœux sur la Toile ou lancé des campagnes de e-mailing sans précédent. Leurs partisans ont alimenté le Web de vidéos militantes ou dénonciatrices et tous les candidats ont clamé à qui voulait l'entendre qu'Internet était un merveilleux outil de débat et d'information citoyenne. Très bien.

 

 

 

Mais quid de leurs idées et propositions ? Étrangement, la thématique «Internet et nouvelles technologies» fait partie des grands absents de leurs programmes. À peine quelques lignes, tout au plus.

Les quatre principaux candidats à la magistrature suprême ont accepté de répondre aux questions de Internaute(s) Micro, le premier magazine Internet français. Nouvelle économie, cybercriminalité, peer-to-peer, liberté d'expression : jugez sur pièces leurs réflexions et les mesures qu'ils souhaitent engager en cas d'élection.

LES POSITIONS ET PROJETS DES CANDIDATS

Présentation et confrontation des interviews réalisées par Internaute(s) Micro sous forme d'extraits. Texte pouvant être repris en partie ou en intégralité, en mentionnant la source de ces informations et en indiquant que ces citations sont extraites d'interviews réalisées par et pour Internaute(s) Micro.

DADVSI et Peer-to-peer

Très attendus sur ce sujet par les internautes, les candidats ont notamment précisé leur position quant à la très polémique loi DADVSI. On se rappelle que ce texte, très décrié, insiste sur la répression des utilisateurs de réseaux «peer-to-peer», dédiés à l'échange illégal de fichiers. Neuf millions de Français seraient concernés !

Ségolène Royal , qui avait fustigé le texte en mai 2006, s'était depuis montrée beaucoup plus discrète sur la question. Influencée par Jack Lang, on a cru, un temps, qu'elle renoncerait finalement à abroger la loi comme elle s'y était engagée. Dans Internaute(s) Micro, elle clarifie enfin sa position : «Nous devons reprendre ce dossier avec les acteurs du secteur (...). Nous devrons assurer les droits d'auteurs et la rémunération des usages qui ne peuvent être interdits : redevance pour copie privée et licence globale pour les téléchargements.»

La licence globale, cette taxe forfaitaire censée légaliser le téléchargement gratuit d'œuvres sous copyrights et rémunérer les artistes-interprètes, Jean-Marie Le Pen estime même qu'elle devrait être «de l'ordre de 5 euros» et «payée exclusivement par les internautes qui téléchargent beaucoup».

Une hérésie selon Nicolas Sarkozy qui affirme qu'un tel dispositif aurait «gelé et asséché» le secteur des offres légales en lignes. Si sa position sur la question «n'a pas changé», il indique que «le dossier n'est pas clos pour autant, le bilan prévu pour fin 2007 sera bien réalisé, de la façon la plus ouverte possible». La question de l'interopérabilité est pour lui une «priorité stratégique industrielle européenne».

La surprise vient en fait de François Bayrou , le héraut de la lutte anti DADVSI au premier semestre 2006. Il avait notamment séduit les internautes par ces argumentaires précis et ses contre-propositions équilibrées. Son opposition au gouvernement avait été frontale, un «début de campagne» diront certains. Aujourd'hui, le ton est plus nuancé.

Il confirme que « la loi DADVSI n'a rien réglé, et qu'il faudra bien sûr la corriger et l'améliorer» mais prend aussi ses distances avec le téléchargement massif et gratuit d'œuvres protégées. «Mon intuition», explique-t-il, «c'est que deux secteurs vont vivre en même temps : celui des droits protégés, sous forme d'achats en ligne, moins chers qu'aujourd'hui, et un secteur dédié au partage gratuit, comprenant les œuvres libres de droits et celles que leurs créateurs auront mises à disposition.» Et entre ces deux options ?

Fracture numérique

Autre sujet abordé par Internaute(s) Micro, la fameuse «fracture numérique». Jean-Marie Le Pen, très ambitieux, affirme sans rire qu'il souhaite «fixer comme grand objectif national que 80 % des Français accèdent à l'Internet par fibre optique, les autres ayant l'ADSL». Un triple quinquennat en perspective pour honorer cette promesse ?

François Bayrou , lui, préfère évoquer un dispositif original : «les offres Internet haut débit par carte Internet prépayée». Il rappelle qu'une partie de la population, paupérisée ou nomade (comme «les gens du voyage») pourrait ainsi voir leur accès à l'Internet facilité.

Ségolène Royal , tentant d'expliquer comment elle compte garantir «L'accès universel à l'Internet Haut débit», comme le prévoit le programme du Parti Socialiste.

Nicolas Sarkozy , lui, estime que la fracture numérique n'est pas qu'une question d'accès mais aussi de «pratique». Il souhaite «renforcer considérablement l'usage d'Internet dans l'éducation ; mais aussi créer un véritable réseau de formation de proximité».

Cybercriminalité, contrôle et libertés

La première attaque directe vient de Ségolène Royal qui «entend revenir sur les dispositions des lois Sarkozy votées depuis 2002» qui «ont fortement déséquilibré notre système de protection des données personnelles.» Elle défend «les principes de protection des libertés démocratiques auxquels nous sommes attachés : l'interopérabilité, l'ouverture et la préservation et la neutralité d'Internet». Quant à la lutte contre la cybercriminalité, elle affirme vouloir «revaloriser les fonctions techniques par la formation des policiers et en leur adjoignant des porteurs de compétences techniques».

Nicolas Sarkozy évoque lui, la création de «cyberpatrouilles» pour enquêter sur les délits, «les moyens existent mais leur organisation actuelle souffre de dispersion et de manque de coordination». Au-delà de ces moyens, il estime que «la première ligne de défense, c'est l'utilisateur». Un utilisateur qui a des droits et des devoirs : le candidat de droite prend finalement ses distances face à la culture «libérale» du Net, estimant que la «régulation ne s'oppose pas à la liberté, elle la permet».

Une position assez proche de celle de Jean-Marie Le Pen, pour qui «il ne faut pas opposer la sécurité à la liberté : la première des libertés, c'est la sécurité !». Il en profite pour s'attaquer aux autres candidats : «Ceux qui sont incapables de combattre la délinquance dans notre vie concrète le sont évidemment aussi dans le monde virtuel». Le président du Front National veut aussi faire «confiance à la liberté et au discernement des Français» et s'oppose «à toute entrave à la liberté d'expression», évoquant notamment le développement de la blogosphère.

François Bayrou préfère, lui, s'appuyer sur des exemples concrets, invoquant la nécessaire adaptation des réglementations existantes sur «la concurrence (problème de la vente liée), sur l'activité commerciale (question posée par la vente sur eBay), sur les monopoles et les achats publics (libre concurrence entre logiciels et systèmes d'exploitation), etc.» Prenant de la hauteur et évoquant le dossier «cybercriminalité», il estime que «les États européens, avec leurs frontières, leur droit pénal toujours différent de celui du voisin, leur police séparée», c'est «un boulevard pour la cybercriminalité» ; «Seule l'échelle européenne permettra de résoudre ces questions.

Economie

Les jeunes entrepreneurs français ne manquent pas de talents (Netvibes, DailyMotion, Bounty, Wikio, etc.) mais toutes les grandes réussites Internet mondiales sont étrangères… ou financées à l'étranger. Une fatalité ?

Dans Internaute(s) Micro, François Bayrou relève fort justement que le problème, ce n'est pas tant que ces talents partent à l'étranger, «la recherche, l'innovation se jouent à l'échelle du monde», mais que «beaucoup entreprennent là-bas et ne reviennent pas chez nous, ce qui est un drame national». Il estime que la France ne permet pas assez à une «jeune pousse» de passer au stade d'«entreprise moyenne, capable de travailler avec et pour le monde entier».

Nicolas Sarkozy , partant du même diagnostic, pense que c'est le financement privé de ces jeunes structures qui n'est pas adapté, appelant à favoriser, notamment fiscalement, les «business angels» qui sont les plus à mêmes de soutenir une start-up.

Ségolène Royal veut soutenir directement les PME, contrairement, selon elle, à la Droite, qui aurait davantage financé «la R&D des grands groupes», «alors que l'innovation est, dans ce domaine plus qu'ailleurs, souvent le fait de petites structures au développement très rapide.»

Face à «la domination des États-Unis sur Internet», Jean-Marie Le Pen veut «créer les conditions de l'émergence de champions nationaux et mondiaux !». Pour le candidat du Front National, ce sont les charges et la réglementation qui écrasent les créateurs d'entreprise. Il affirme qu' «il faut libérer notre économie, baisser les impôts et relancer notre économie».

Clins d'oeil

Internaute(s) Micro a demandé aux quatre candidats de citer trois sites qu'ils aiment à consulter régulièrement et qu'ils pourraient conseiller à ses lecteurs. Ségolène Royal ne semble n'avoir qu'une obsession en ce moment, ce que les Français ont à lui dire, puisqu'elle ne mentionne qu'un seul site, www.desirsdavenir.org, sa propre plateforme de campagne. Jean-Marie Le Pen, lui aussi, fait de l'autopromo en citant www.lepen2007.fr et www.frontnational.com mais parle aussi du site de l'INA (www.ina.fr) pour «rechercher des vidéos intéressantes».

François Bayrou est un peu plus prolixe, évoquant Wikipedia, «la plus grande encyclopédie que le monde ait jamais connu» et www.manicore.com, le site de Jean-Marc Jancovici, «l'un de nos grands spécialistes du réchauffement climatique». Grand amateur de chevaux, le président de l'UDF avoue enfin visiter www.france-galop.com, «quand il me reste quelques minutes».

Nicolas Sarkozy, lui, fait l'impasse et n'a pu communiquer aucune adresse à Internaute(s) Micro... INTERNAUTE(S) MICRO EST EN KIOSQUE CE SAMEDI 3 MARS.

 
Par thierry Vergnaud - Publié dans : perso
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Mercredi 28 février 2007 3 28 02 2007 19:12

L'hebdomadaire satirique  Le canard Enchaîné affirme dans son édition de ce matin que le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle a bénéficié d'un rabais d'au moins deux millions de francs (300.000 euros) lors de l'achat et de l'aménagement d'un duplex à Neuilly en 1997. Nicolas Sarkozy dit de son côté qu'il se sent blessé par ces attaques... le pauvre chouchou!!!

Mais comme il doit avoir raison, nous allons certainement assister à un magnifique procès en diffamation, non?!... si ce n'était pas le cas, nous pourrions imaginer que le Canard n'est pas encore boîteux...

 
Par thierry Vergnaud - Publié dans : perso
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